Casablanca - Le procureur du roi près le tribunal de première instance de Casablanca a ordonné à la police judiciaire de diligenter une enquête au sujet de l'article publié par l'hebdomadaire Nichane, dans son édition n 91, livraison du 9 au 15 décembre 2006, sous le titre "Blagues: comment les Marocains rient de la religion, du sexe et de la politique ?" et qui renferme des expressions "attentatoires à la religion islamique", a-t-on appris de source judiciaire.
Suite à la publication dudit article, poursuit la même source, des poursuites ont été engagées à l'encontre de Driss Ksikes, directeur de la publication et de distribution et de la journaliste Sanaa Al AJI, du même hebdomadaire.
Pour "atteinte à la religion islamique" et "publication et distribution d'écrits contraires à la morale et aux moeurs", et ce conformément aux articles 41, 59, 67 et 68 du code de la presse.
La même source ajoute que le dossier concernant cette affaire sera examiné par le tribunal, le 8 janvier prochain.
Quelques commentaires des lecteurs...
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Hamid : Au Maroc des milliers de pédophiles bien installés et vivent comme des rois et les procureurs ne font rien ou sont corrompus, et on attends quelques blagues apparues par ci ou par là pour faire un procès au nom de la défense de l'islam il faut aussi recruté des flics pour entendre ceux qui racontent ces blagues et les poursuivre aussi.
On laisse aussi couler l'alcool à flot, on laisse propager une prostitution pandémique, une corruption à tous les échelons, des injustices sans limites...pour s'attaquer à la liberté de la presse qui ne choque d'ailleurs personne que ce procureur ( qui ne jamais son pied dans une mosquée si ce n'est pas un habitué des bars comme la majorité de ses collègues ) qui veut démontrer aux islamistes que la justice s'occupe de l'islam à leur place, mais ça reste de la poudre aux yeux....les journalistes poursuivit méritent une manifestation contre ce procès de la honte, qui est le dernier souci du peuple marocain.
On propose au procureur de sous-traiter ce procès chez les talibans, s'ils l'acceptent !.
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Fatima C. : Tout à fait d´accord avec Hamid. Il faut dépasser ce pseudoproblème qu´est la religion. Il ne peut y avoir de religion d´état, et toute religion qui ne supporte pas d´être taquinée est faible, voire dérisoire. Optons pour la séparation du céleste et du terrestre et attaquons-nous aux vrais problèmes de notre société: la pauvreté et l´illetrisme. Tant qu´il y aura des pauvres, le fléau de la prostitution et de l´injustice ne disparaitra pas.
Source : www.emarrakech.info